Dans quel temps êtes-vous ?

À plusieurs reprises, ces temps-ci, je me sens interpellée par des lectures ou des expériences liée au temps, que ce soit le passé, le présent ou le futur :

  • Invitation à être dans le présent.
  • Importance d’avoir une vision pour le futur.
  • Que faire avec le passé ?

Je vous les partage ici.

J’entends régulièrement l’importance d’être dans le présent – en présence. 

Eckart Tolle me le disait encore récemment (via une vidéo 😀) : il n’y a que celui-là, le présent, qui existe. Que le présent est une chose extraordinaire, quotidiennement négligé. Il est souvent vécu sans conscience. Or notre vie toute entière n’existe que dans le moment présent. Tout arrive dans le moment présent. Et quand nous nous en souvenons, c’est toujours le moment présent. Et quand nous pensons au futur, qui bien sûr n’arrive jamais comme un moment futur, nous y pensons au moment présent.

Je lis, dans un article du 2 avril, que Boris Cyrulnick, neuropsychiatre, qui nous dit ceci : « La mémoire pathologique, c’est celle qui est prisonnière du passé. Cette mémoire est fixe. À l’inverse, la mémoire saine est évolutive, donc changeante. Quand le contexte change, les souvenirs changent eux aussi. Beaucoup de gens ont du mal à le comprendre, mais la mémoire, ce n’est pas le retour du passé. En neurologie, on dit que la mémoire est intentionnelle: on va chercher dans son passé les images et les mots pour construire un récit. C’est un passé qui s’inscrit dans l’anticipation. »

Il dit également : « Aujourd’hui, on se contente seulement de vivre au présent. Or, quand on vit uniquement présent, on ne peut pas donner sens. Le sens qu’on donne aux choses métamorphose la manière avec laquelle on les ressent. »

Et aujourd’hui, lors d’un atelier sur l’écoute auquel je participais, l’hôte nous invite à raconter une « future story telling ». La pratiquant comme coach, cela a été d’autant plus intéressant de me retrouver dans la situation de raconter une situation que je vais vivre dans le futur en la racontant comme si elle s’était déjà passée.

Raconter non seulement ce qui s’était passé mais également le contexte, les émotions vécues, faire réellement vivre à mon interlocuteur l’expérience « vécue ». Dans quel temps suis-je ?

Dans une expérience présente où je raconte une expérience passée qui va se dérouler dans le futur !

C’était magique. Le futur, je peux le construire. Cela m’a amené de la clarté sur mes intentions. J’ai senti là où je mettais de l’énergie et là où je n’en mettais pas. Mes mots créaient la réalité. La joie ressentie à raconter l’histoire me donnait envie de la vivre !

Ma réflexion actuellement : Comment être dans le présent tout en réservant du temps spécifique pour imaginer le futur en me servant à sa juste place des expériences du passé ?

Et vous, comment vous situez-vous entre les trois temps ?

Anne de Beer
Activatrice d’humanité au travail

1 https://www.lecho.be/opinions/general/boris-cyrulnik-neuropsychiatre-nous-sommes-tels-les-anciens-romains-qui-valorisaient-le-plaisir-mais-ne-savaient-plus-se-battre/10377959

Apprendre change mon cerveau, quelle nouvelle fantastique !

Une conférence de Steve Masson [1] m’a éclairée sur des aspects du fonctionnement de notre cerveau bien utile à tenir compte dans mes formations.

Le cerveau a une telle neuroplasticité, que plus il est activé, plus les connexions entre les neurones se développent. Et les neurones qui s’activent ensemble de façon répétée se connectent ensemble. Donc, plus je sollicite mon cerveau pour me développer, plus j’y créerai de nouveaux chemins. Pour mieux comprendre le mécanisme et ses retombées sur l’apprentissage, le cerveau est souvent comparé à une forêt dans laquelle l’apprenant marche. Densément peuplée d’une végétation abondante, la marche y est donc difficile initialement. Pour se déplacer, l’apprenant doit pousser les branches avec ses bras en plus d’écraser l’herbe et les petits arbustes avec ses pieds. Le passage répété du marcheur crée progressivement un sentier qui est de plus en plus facile à emprunter. Bien vite, ce sentier devient une voie privilégiée pour passer rapidement du point A au point B.

Voici trois aspects du fonctionnement du cerveau que j’ai choisi de partager avec vous parce qu’elles me parlent dans ma pratique.

1. « Pour apprendre, le cerveau de l’apprenant doit être actif »

Plus les neurones seront activés, plus riche sera l’apprentissage. Lorsque nous pensons « pédagogie active », nous pensons souvent « types d’activités variées ». Nous pouvons également le voir d’une autre façon : c’est la réactivation des apprentissages qui est également importante. C’est-à-dire l’importance de la récupération de la mémoire.
Activons à plusieurs reprises les neurones liés à un apprentissage en demandant à nos apprenants de se souvenir de ce que nous avons déjà exploré; posons des questions, proposons-leur d’expliquer ou de montrer le sujet à d’autres et cela réactivera leur mémoire et ainsi les connexions entre neurones se renforceront, et donc l’apprentissage avec elles.

L’article de Steve Masson, intitulé Espacer les périodes d’apprentissage vous permet d’approfondir ce point.

2. La mémorisation d’un apprentissage sera d’autant plus forte si nous espaçons les périodes d’apprentissage sur un même objectif.

Les recherches démontrent que l’efficacité (on apprend plus et on oublie moins vite) est beaucoup plus grande lorsque nous proposons cinq activités espacées dans le temps plutôt que ces mêmes cinq activités proposées en une seule séquence. Lorsque nous travaillons trop longtemps sur le même sujet d’apprentissage, le cerveau se désactive petit à petit, cela lui demande de moins en moins d’efforts. Ce qui a comme conséquence de stimuler dans une moindre mesure les connexions entre les neurones. Lorsque nous abordons un objectif dans des séances espacées dans le temps, nous réactivons à chaque fois les neurones et cela les renforce d’autant plus. Cela augmentera l’impact dans le temps de la mémorisation de cet apprentissage.
Des formations plus courtes et plus nombreuses? Proposer des activités avant et après nos formations?

Un autre article de Steve Masson vous permet d’approfondir : Pour que s’activent les neurones

3. L’apprentissage dépend de notre état d’esprit

Le troisième aspect qui m’a interpellé est la forte influence de l’état d’esprit lié à l’apprentissage sur celui-ci. En fonction de mon état d’esprit « fixe », c’est-à-dire peu de confiance en ma possibilité de me développer ou « dynamique » c’est-à-dire dans le choix d’affirmer ma capacité de m’améliorer, la qualité de mon apprentissage va varier. Jusqu’ici, cela paraît logique.
Comment influencer cet état d’esprit?
En informant l’apprenant que tout cerveau peut changer et donc en donnant quelques informations sur la plasticité du cerveau.
Et en changeant la façon dont nous prodiguons nos encouragements. Plutôt que de répondre à un apprenant qui dira « je ne suis pas bon en synthèse » par : « En effet. Peut-être que la synthèse, ce n’est pas une de tes forces. » Cette affirmation renforcera un état d’esprit « fixe ». À la place, multiplions ce type d’approche : ajouter le mot « encore » à ta phrase : « tu n’es pas encore bon en synthèse », ce qui va encourager un état d’esprit « dynamique », centré sur un effort à fournir.

Les formations que nous proposons intègrent ces aspects.

Et vous, quelle est la première idée de changement de vos formations que ceci vous inspire ?

Anne.

Lateral, les activateurs de management juste.
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[1] Steve Masson est professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et directeur du Laboratoire de Recherche en Neuroéducation (LRN). Chercheur, il ne partage que des informations qui ont fait l’objet de recherches validées. À la différence de beaucoup de neuro-mythes bien répandus.

Comment conjuguer bien-être et performance ? Une interview de Marie Pezé.

Marie Pezé sera la conférencière plénière du Salon Epsilon 20161, la rencontre bisannuelle de la communauté Learning & Development en Belgique francophone.

Ce lundi 17 octobre, à 11h, Véronique Thyberghien, dans son émission « Questions Clés », a abordé cette thématique : « Comment conjuguer bien-être et performance ? ». J’ai eu l’opportunité de participer à cette émission comme représentant de l’ASBL Groupe Epsilon, et d’écouter l’interview de Marie Pezé sur ce sujet.

C’est une interview éclairante pour moi, et vous pouviez la réécouter pendant quelques mois grâce au service RTBF Auvio.

Les entreprises et organisations ont des objectifs de performance économique, évidemment, mais aussi sociale, sociétale et opérationnelle. Dans la poursuite de ces objectifs, le rôle des managers s’attache aussi à trouver le juste équilibre entre l’atteinte des résultats et les besoins des salariés en matière de reconnaissance, de mobilité professionnelle, d’autonomie et de développement personnel. La question centrale est de trouver une bonne conjugaison entre bien-être et performance. Avec Patrick Demaret, activateur de Management Juste à l’ASBL Epsilon et Marie Pezé, Docteur en Psychologie, psychanalyste, experte en souffrance au travail.

Marie Pezé et Christophe Dejours sont les porteurs d’une approche qui me plaît beaucoup : remettre le sens du travail et le collectif à l’honneur, à un moment où il semble que seuls les indicateurs comptent encore.

Et vous, que pensez-vous de cette interview ? Du sens du travail ? De l’aspect collectif à réhabiliter ?

Patrick.

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1 Si vous avez choisi de vous rendre au Salon Epsilon, n’hésitez pas à passer nous rencontrer au stand B14, où nous serons présents avec nos partenaires privilégiés dans le domaine « Sortir de la souffrance au travail » sous le nom de Mètis (plus d’informations à ce sujet sur http://www.reseau-metis.eu).

Que voulez-vous mesurer dans l’évaluation individuelle ?

Qu’est-ce qu’une bonne évaluation individuelle ? C’est une question qui me revient de manière répétitive et parfois lancinante, après avoir été moi-même, en tant que manager d’une équipe , au pilotage d’un système d’évaluation bien défini, en lien direct avec les éventuelles augmentations salariales et avec les bonus annuels.

Dans mon expérience, l’évaluation se fait sur base d’objectifs individuels et/ou de groupe. Quoi de plus objectif ?
En fait, en évaluant l’atteinte ou non de ces objectifs, mesurons-nous le travail réellement accompli ?

J’en doute aujourd’hui.

Si je comprends bien Christophe Dejours, travailler réellement, c’est combler l’écart entre le prescrit et l’effectif1, la réalité concrète de la situation. Le prescrit, c’est comment l’activité ou la tâche devrait se passer, comment l’objectif devrait être atteint de manière idéale. L’effectif, c’est comment l’activité se passe vraiment, avec des évènements inattendus, des incidents, des incohérences organisationnelles, et des imprévus provenant de toutes parts : collègues, hiérarchie, clients…

En suivant ce chemin, le travail réel est donc partiellement -voire totalement- invisible. Les raisons en sont multiples, elles vont de la protection individuelle – ce que je sais et garde secret me permet de garder aussi mon travail – à l’impossibilité de mettre en mots un comportement particulier qui est nécessaire à la réalisation des objectifs (ce que Dejours appelle le déficit sémiotique), en passant par les éventuelles transgressions des règles prescrites, transgressions nécessaires à l’accomplissement du travail réel – par exemple, vous suivez toujours toutes les règles de sécurité, vous ?

Dans le cadre des formations au management que nous donnons dans des organismes d’intérêt public (OIP), nous rencontrons beaucoup de managers aux prises avec cette dualité entre le travail prescrit et le travail réel. Prenons l’exemple d’agents d’un OIP recevant en entretien des bénéficiaires ou des usagers. Il n’y a pas de relation directe entre tout ce que l’agent peut mettre en œuvre, son effort, son habileté, son savoir-faire, son ingéniosité, et le résultat visible de son activité, à savoir le nombre de personnes reçues ou le nombre de dossiers traités. Il arrive même souvent que les tâches qui impliquent le plus d’effort soient celles dont les résultats mesurés sont les moins probants.

Ainsi en est-il de l’agent qui reçoit les cas sociaux les plus difficiles. Il passe beaucoup plus de temps avec l’usager que celui qui réussit à se garder les dossiers des personnes bien intégrées socialement. Si l’on compare le nombre de dossiers traités ou le volume de prestations fournies, c’est celui qui travaille le plus qui a les résultats les plus médiocres. Une jolie manière de rendre l’évaluation injuste aux yeux des agents. Et je passe ici sur l’influence de ces pratiques sur la santé des agents…

Je crois que chacun(e) de nous peut se retrouver dans la même situation, que ce soit comme évaluateur ou comme personne évaluée. Je partage volontiers avec vous mes suggestions pour restaurer une évaluation plus juste, ce que je ferais si je devais évaluer mes collaborateurs aujourd’hui :

  1. Prendre le temps nécessaire pour préparer, effectuer et suivre l’évaluation individuelle. Ce temps nécessaire, il faut pouvoir le trouver, et donc probablement déplacer ou supprimer des activités de moindre importance.
  2. Durant l’évaluation, si bien sûr l’atteinte des objectifs est une partie incontournable, se concentrer sur le travail réel, plus facilement accessible par une question du type « Racontez-moi comment cela s’est passé ? De quoi êtes-vous fier ? Qu’est-ce qui a été difficile ? » Ceci évite le piège de l’évaluation quasiment automatisée, du type somme pondérée des objectifs croisés avec leur taux de réussite.
  3. S’intéresser au « Comment » tout au long de l’année, et pas  seulement pendant l’évaluation elle-même.

Dejours conseille d’apporter de la reconnaissance en portant un jugement d’utilité (et pas seulement de performance ou de rentabilité), et un jugement de beauté (c.-à-d. la conformité avec les règles de l’art ou du métier, et donc le jugement des pairs). Je n’utiliserais pas ces mots-là, et en même temps leur contenu me semble très pertinent.

Et vous, quelles sont vos solutions pour une évaluation juste, une évaluation du travail réel, qui apporte reconnaissance et bien-être à vos collaborateurs ?

Patrick.

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1Ce billet est fortement inspiré des nombreux livres et articles de Christophe Dejours. Je ne peux que vous conseiller une lecture de base : Le facteur humain: « Que sais-je ? » n° 2996, et en complément La Panne. Ce billet se base plus précisément sur L’Évaluation du travail à l’épreuve du réel : Critique des fondements de l’évaluation, également disponible au format EPUB chez Quae.

Manager : petit changement, grands effets !

Lors de conversations de coaching, je découvre souvent la surprise de managers qui, après avoir opéré un changement qu’ils estiment minuscule, s’aperçoivent que ce changement a un effet important sur leurs collaborateurs.

En effet, qu’il le veuille ou non, le manager est en permanence regardé comme un modèle; ma propre expérience le confirme.

L’analogie qui me vient à l’esprit pour illustrer ce regard entre le manager et ses collaborateurs est celle d’un atelier de peinture : quand le manager-modèle change, même légèrement, sa pose, son expression ou son éclairage, les collaborateurs-peintres vont… revoir leur copie.

Par exemple, pour améliorer sa gestion du temps et pouvoir se consacrer à son équipe, un manager se bloque des moments dans son agenda partagé. Il choisit de noter ces blocs « Pas de réunion ».  Petit changement, n’est-ce pas ?

Notez que cet agenda peut être consulté à la fois par ses collaborateurs et par sa supérieure hiérarchique. L’effet sur les collaborateurs est immédiat (et aussi inattendu) : une collaboratrice vient lui dire à quel point c’est une bonne idée de consacrer du temps à son équipe et de l’indiquer aussi clairement dans son agenda. Elle est touchée par ce qu’elle considère comme une superbe attention de sa part. Et, au fil du temps, d’autres collaborateurs lui font savoir leur satisfaction, chacun(e) à sa manière. Et le manager de confirmer qu’il compte bien se consacrer plus à son équipe.

Toute avancée dans le bon sens, même petite, sera observée et interprétée. C’est un privilège du manager. À lui de mettre sur cela les mots nécessaires pour que ce changement soit interprété dans le sens qu’il veut lui donner.

Et vous, quel petit changement allez-vous matérialiser dès demain matin ? Pour quel effet ?

Patrick.
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À quelque chose malheur est bon… ou l’intérêt des gains secondaires

Avez-vous déjà vécu une situation problématique assez improbable et… qui se maintient ? Peut-être êtes-vous alors acteur d’un système où les gains secondaires ont remplacé les gains primaires.

Lors des séances d’intervision que nous proposons pendant les formations en management, nous traitons parfois de situations qui mettent en lumière ce glissement des gains primaires vers des gains secondaires.

Un exemple parmi d’autres : un manager se plaint de ne pas assez rencontrer son supérieur hiérarchique. Trouve-t-il cela  gênant ? Assez en tout cas pour s’en plaindre, puisque cela rend plus difficile la circulation des informations, montantes comme descendantes, que cela ne lui facilite pas l’obtention  des ressources nécessaires au travail de son service, ou encore rend  les entretiens d’évaluation annuels parfois difficiles. Voilà pour les gains primaires qui sont abandonnés ici. Quel est le gain secondaire ? Le même manager nous dira qu’il est très content de son autonomie, de sa liberté d’action.

Dans le cadre de ce billet1, les gains secondaires sont les avantages que nous obtenons à ne pas surmonter un problème. Ils se produisent donc lorsqu’un problème persiste en raison de l’impact avantageux des incitants qui l’accompagnent. Parfois, nous sommes conscients de ces sources de gains secondaires, mais le plus souvent nous ne réalisons pas que ce processus psychologique existe. Nous avons besoin qu’on nous montre la façon dont nous « bénéficions » de notre problème.
Nous avons recours aux gains secondaires pour obtenir un avantage de quelque chose qui autrement pourrait apparaître comme complètement irrationnel. Bien que, objectivement, le gain secondaire ne fasse pas avancer un problème, subjectivement, il peut donner l’impression de le faire, en raison des avantages qui en découlent.

Le gain secondaire est un mécanisme important pour expliquer pourquoi nous pouvons rester coincés dans des comportements dysfonctionnels, pourquoi nous persistons dans notre détresse et ne changeons pas les choses pour un mieux. Ce phénomène, en majeure partie inconscient, nous empêche de nous rendre compte que le coût de ce comportement, c’est-à-dire l’abandon des gains primaires, est en général beaucoup plus grand que les gains secondaires associés.

Vous aussi, quand vous vous êtes un système qui « tourne carré », posez-vous la question : « Quels sont donc les gains secondaires qui font que je maintiens ce système ? ».

Patrick.
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1Ce billet est inspiré de ma formation « Consulting & Coaching for Change » à l’INSEAD, et de nombreux articles et livres de Manfred Kets de Vries sur le sujet, dont Mindful Leadership Coaching: Journeys into the Interior

PME : Les bénéfices d’une belle cohésion d’équipe

Dans une PME, la gestion des ressources humaines se pratique parfois d’une manière informelle, principalement grâce à l’effectif réduit et à une grande proximité entre les salariés et les dirigeants. Ce côté informel ne doit pas occulter la nécessité de prendre soin et de développer l’équipe d’une manière professionnelle.

Cohésion et cohérence

Comment “booster” la contribution de chacun au succès de la mission de l’entreprise ? En se préoccupant des deux dimensions fondamentales de chaque équipe : la cohésion – se sentir ensemble-  et la cohérence -vouloir ensemble-.

La cohésion concerne les mécanismes et phénomènes qui régissent la vie d’une équipe aux plans psychologique et social. Citons notamment les affinités entre les membres, les émotions, qu’elles soient individuelles ou collectives. Il s’agit aussi des enjeux personnels de chacun, qui sont souvent peu conscients et peu rationnels. Si la cohésion est gérée positivement dans une équipe, elle développe des forces qui ont pour effet de maintenir les membres soudés.

Une équipe active : cohérence

La cohérence est de nature logique et rationnelle. Elle concerne notamment l’analyse et la prise en compte de la réalité, la fixation d’objectifs de résultats ainsi que l’adéquation des moyens requis pour les atteindre, la distribution des rôles. Il s’agit également des activités de coordination de l’action, de l’élaboration des procédures, de la résolution de problème et de la prise de décision, sans négliger la circulation des idées et des informations ainsi que la gestion des relations avec l’environnement. Si la cohérence est gérée positivement, elle développe les forces qui permettent de consolider et de développer le niveau technique de l’activité individuelle et collective des membres. Toute équipe fonctionne sur ces deux dimensions. Une équipe active, c’est une équipe où ces deux dimensions sont gérées positivement et se nourrissent mutuellement.

De quels moyens le dirigeant de PME dispose-t-il pour créer cette activation ? La base de la cohérence, c’est de disposer d’une vision ayant du sens et qui puisse être une réelle boussole pour chacun dans l’organisation. Elle sera la plus efficace si elle est coconstruite avec l’équipe;  bâtir ensemble, sur base d’une approche comme l’appreciative inquiry est très puissant. Cette approche part de l’énergie vitale de l’entreprise, de ce que nous faisons bien, de ce qui a donné de bons résultats auparavant pour définir ensemble ce que l’entreprise pourrait atteindre en mobilisant les réussites de chacun. Partir du positif a un pouvoir dynamisant très important.

Une vision partagée : cohésion

Les endroits où le dirigeant peut agir avec impact sur la cohésion sont les réunions de l’équipe. Avec une vision partagée, il est aisé de transformer ces moments de rencontre habituels en un espace-temps où la vision de l’entreprise est régulièrement activée, permettant ainsi à chacun de se l’approprier encore mieux et d’être stimulé.

À partir de là, quoi de plus énergétisant pour un membre de l’équipe que de trouver lors de ces réunions un lieu d’écoute et d’échanges où il/elle aura envie de partager ses initiatives, ses rêves, ses observations, ses doutes et ses objections. Un espace où ses propositions seront entendues et challengées. Un terrain où la liberté d’être soi et de déployer ses talents est encouragée. Un berceau d’innovation.

La communication relationnelle

Comment amener l’équipe à ce niveau d’écoute ? Le dirigeant peut opter pour une approche comme la communication relationnelle de Jacques Salomé, fondement de la responsabilisation, ou bien vivre une expérience en équipe telle que se transformer pour quelques heures en orchestre de non-musiciens et par le biais d’exercices ludiques, d’apprendre à s’écouter et à rebondir sur les propositions musicales de ses collègues. En peu de temps, l’équipe apprend à s’harmoniser, à s’adapter et à coopérer pour atteindre un but commun : la production collective d’une oeuvre musicale cohérente.

Anne et Patrick.
Lateral, les activateurs de management juste.
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Cet article est paru dans le supplément PME de Trends-Tendance du 25 juin 2015, ainsi que sur le site www.conseilspme.be (site disparu depuis lors)

Innovation et synectique : un cocktail avec un seul ingrédient !

Les brainstormings, vous en avez assez fait ? Un peu frustré(e) par le nombre d’idées géniales… et inapplicables ?

Je vous invite dans ce billet à regarder d’un autre oeil une approche d’innovation déjà ancienne et toujours pleine de ressources, la synectique, qui remet le porteur de question au centre du processus d’innovation.

À quoi sert l’approche synectique ?

La synectique est une méthodologie de résolution de problèmes qui se distingue par sa capacité à utiliser de manière consciente nos ressources inconscientes pour apporter des vues novatrices. Son outil principal est l’analogie. Nous l’appliquons avec succès à des problèmes récurrents ou pour lesquels on a l’impression d’avoir envisagé toutes les solutions.

Cette approche est d’ailleurs similaire (utilisation d’analogie et de contradiction) à la méthodologie TRIZ, que nos amis de XFive pratiquent couramment.

Comment ça marche ?

L’approche synectique telle que nous la pratiquons se présente de la manière suivante :

Le processus d'innovation synectique

Le processus d’innovation synectique

Problème donné : la personne qui apporte le problème le décrit d’une manière suffisamment claire pour qu’il soit compréhensible par chacun des participants. Questions et réponses souhaitées pendant la présentation.
Analyse par « expert » : les personnes présentes donnent leur solution, si elles ont déjà rencontré ce problème. Elles peuvent aussi lister ce qui n’a pas marché. Le propriétaire du problème peut engager le dialogue à ce moment : « j’ai déjà essayé cela ».
Problème compris : quelques participants expriment le problème tel qu’ils l’ont compris suite aux deux premières phases. L’animateur choisit une des formulations proposées, avec l’accord du propriétaire.
Analogie (I) : l’animateur demande aux participants de proposer des analogies du problème compris. Il en choisit une qui lui semble la plus pertinente.
Analogie personnelle : l’animateur demande alors aux participants de se mettre dans la peau d’une des parties de l’analogie précédente. Par exemple, si l’analogie I est « le champ de maïs exposé aux intempéries », l’animateur demande de se mettre « dans la peau » d’un plant de maïs et d’échanger autour de cette expérience.
Titrage : l’animateur demande aux participants de créer le titre d’un livre ou d’un film qui, en quelques mots,s’inspire de l’analogie personnelle. Ce titre doit comporter une contradiction. Par exemple : « le clan des solitaires ».
Analogie (II) : l’animateur demande aux participants de proposer des analogies à partir du titre précédent. Il en choisit une qui lui semble la plus pertinente.
Analyse : l’animateur invite les participants à examiner en détail le fonctionnement de l’analogie énoncée à la phase précédente.
Application forcée : l’animateur demande aux participants comment l’analogie pourrait aider à résoudre le problème initial. Le propriétaire du problème note ses points de vue novateurs.
Création d’un point de vue novateur : le propriétaire du problème exprime les nouveaux points de vue  qu’il a sur son problème, et les pistes de solution qu’il retire de la session.

Est-ce que ça marche ?

Récemment, Lateral a eu l’opportunité d’animer deux ateliers de pratique créative lors de la journée plénière d’Alter-Ego consacrée à la co-créativité2. J’animais l’atelier consacré à l’approche synectique, et Étienne Colllignon, partenaire de Lateral, en animait un autre basé sur  la créativité par le dessin.

Le challenge était de produire des points de vue nouveaux, ou mieux des pistes de solution pour un problème pratique apporté par un des participants à l’atelier. Le tout en vingt minutes. Oui oui, vingt minutes, vous avez bien lu. Sur les quatre ateliers successifs, trois ont mené à des pistes de solution novatrices et un atelier a mené à un changement de point de vue.

Difficile d’espérer mieux en un si court laps de temps. Une approche synectique classique peut demander de quatre heures à un jour d’atelier, en fonction de la complexité du problème et du nombre de participants (de 7 à 12).

Les études de référence

La synectique, c’est tout d’abord huit ans de recherches sur le sujet de l’innovation. Commencées en 1944, elles ont été finalement appliquées chez Arthur D. Little en 1951-1952. W. Gordon a publié son livre de référence « Synectics: The Development of Creative Capacity » en décembre 19611. Le dernier article public décrivant l’approche a été publié en 1967 « The Operational Mechanism of Synectics ». Puis vient la création de Synectics Inc. et le passage de cette approche en mode privé. Les développements qui ont encore lieu sont réservés aux praticiens de la société Synectics Inc.

Plus d’information ?

L’article suivant, en français, est une bonne référence pour qui veut aller plus loin : Les démarches analogiques et métaphoriques, par Guy Aznar.

Alors, prêt pour l’innovation synectique ?

Patrick.3
Lateral, les activateurs de management juste.
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1La version française de 1965 et l’originale sont toutes deux épuisées. La version originale peut toujours s’acheter d’occasion sur amazon.com
2Une superbe initiative qui montre toute la vitalité de la Chambre de Commerce et de l’Industrie CCI-LVN. Merci à Jane Betsch pour sa confiance et son organisation sans faille.
3Le titrage de cet article est un clin d’oeil à la phase de titrage de la méthodologie : trouver un titre comprenant une contradiction.

Quand l’équipe se fait efficace : le principe du cercle dynamique

Quoi de plus banal aujourd’hui qu’une équipe qui se sent dépossédée de son avenir ? Quoi de moins motivant aussi que de se référer à des objectifs imposés « d’en haut » ? Avec quel impact sur l’efficience de l’équipe ?

La gouvernance dynamique recrée l’équipe efficace au travers d’un apport de sens par l’équipe elle-même. Après la décision par consentement, le cercle est le nom que la gouvernance dynamique attribue à l’équipe dans son deuxième principe.

Pourquoi utiliser le nom de cercle ?

Parce que le cercle est un mot très symbolique – d’autres ont préféré dans le passé celui de table ronde – et qui est utilisé ici à juste titre car, dans l’équipe  sociocratique, chacun a la même importance. C’est le lieu nécessaire où chaque individu a le droit à la parole et à l’écoute, indépendamment des structures organisationnelles et hiérarchiques.

Le cercle, c’est une structure qui permet de mettre sur pied une équipe gagnante.

Qu’est-ce qu’un cercle et où le trouve-t-on ?

Les cercles « se collent » à l’organisation existante, ils respectent la structure en place. Tous les membres d’un service, par exemple, sont membres de droit du cercle correspondant.

Comment décide le cercle ?

Quand le cercle se réunit à propos de sujets politiques, comme la résolution de problèmes, les échanges d’idées, la résolution de conflits, la mise au point de stratégies, tous ses membres sont sur le même pied, y compris le manager opérationnel du service, et les décisions sont prises, sans surprise,  par consentement.

Quand il s’agit de traiter des problèmes opérationnels et les affaires au jour le jour, les décisions concernant le cercle se prennent de toute manière que le cercle juge efficace : autocratie, vote majoritaire, majorité des 2/3… tant que la décision sur la manière de décider est prise par consentement.

Mais où est la logique, alors ? En fait, toute décision opérationnelle est cadrée par la politique qui elle, est définie par consentement.

Quelles sont les fonctions nécessaires pour qu’un cercle fonctionne bien ?

Les fonctions du cercle qui assurent son bon fonctionnement sont au nombre de quatre :

  1. Le responsable opérationnel : il est choisi par le cercle supérieur, quand il y en a un. Il est là pour écouter. Il ne peut être ni facilitateur, ni représentant.
  2. Le secrétaire : il rédige l’ordre du jour, pour lequel il a le consentement du groupe, et rédige le compte-rendu. Il vérifie que tous les points sont traités. Il assiste le facilitateur sur le respect du protocole. Il tient le carnet de bord, la liste de tout ce qui a été fait par le cercle. Ce carnet de bord est rendu accessible à toute l’organisation.
  3. Le facilitateur : il assure le respect du protocole, notamment pour assurer la décision par consentement, et permet à chacun de s’exprimer et d’être entendu. Il s’exprime en dernier lors d’un tour de cercle.
  4. Le représentant : il représente le cercle au niveau supérieur. Il a la confiance des membres et n’a pas à se justifier au sujet des décisions auxquelles il a consenti. Il discute de l’ordre du jour de tous les cercles auxquels il appartient.

Le facilitateur, le représentant et le secrétaire sont choisis par consentement. Les profils souhaités et la durée de chacun des mandats sont à fixer avant l’élection.

Quelles ont les responsabilités du cercle ?

Chaque cercle est responsable d’établir sa vision – le monde idéal que le cercle peut contribuer à créer – et sa mission – qu’est-ce que le cercle fait pour atteindre sa vision.

Chaque cercle est également responsable de produire – les opérations – , mais aussi il établit ses propres directives – direction – et il évalue chaque étape de sa production et les objectifs associés – mesure -.  en opérant les mécanismes de rétro-action nécessaires sur ses directives. activités.  dynamique vient des boucles de rétro-action entre ses différentes activités.

La rétro-action entre la mesure et la direction constitue la partie importante de la dynamique, car c’est celle qui manque souvent dans la gestion classique des équipes. Cette manière de faire reste semi-autonome, car certains objectifs peuvent venir du cercle supérieur.

En pratique

En pratique, ce ne sont pas les mots (cercle ou équipe) qui font la différence, ce sont les comportements et les rôles de chacun, y compris le manager.

J’ai personnellement expérimenté le facilitateur et le représentant lors de mes deux dernières années comme manager, chez Solvay, et les résultats ont été épatants. Faire faciliter les réunions de mon équipe me permettait de prendre mon rôle de manager, et le représentant a été une aide précieuse à la fois lors de mes réunions avec ma hiérarchie, et lors du feedback à mon équipe. Avec du recul, je regrette de ne pas avoir utilisé la décision par consentement, et préféré soit l’autocratie, soit le consensus.

Que chaque équipe soit responsable de l’établissement de ses objectifs et de leur mesure, c’est pour moi du pur bon sens. Qu’elle soit également en charge de la direction des opérations est moins répandu, c’est souvent le rôle exclusif du manager, et que la rétro-action soit mise en place par l’équipe est encore plus rare. Pourtant, quelle simplicité et, à nouveau, quel bon sens dans cette manière de faire, n’est-ce pas ? Quand mon équipe a pris la direction des opérations, j’ai pu assurer le rôle de manager avec un contrat à mi-temps. Quelle belle preuve d’efficience, n’est-ce pas ?

Comme vous pouvez le lire, je crois que toute équipe peut emprunter de belles manières de faire au cercle sociocratique. Je pense principalement à pratiquer en équipe le processus de décision par consentement sur les sujets stratégiques et politiques, et à la désignation d’un facilitateur, d’un secrétaire et pourquoi pas d’un représentant vers le cercle supérieur.

Alors, prêt pour le changement ?

Patrick.
Lateral, les activateurs de management juste.
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Décider par consentement, ou quand personne ne dit non.

Nous avons tous pu connaître des réunions où prendre une décision était difficile. Ce moment où par exemple deux choix différents opposent le groupe, majorité contre minorité, ou bien encore où vous sentez que quelques participants ne vont pas se reconnaître dans la décision finale… et bloquer le projet dans le futur.

Cette situation vous est familière ?

Mieux vaut ne pas en arriver là. Ici aussi, je préfère un peu de prévention à beaucoup de correction. Et améliorer la prise de décision par le groupe pourrait bien changer votre vie.

Dans mon expérience, les décisions sont souvent prises par consensus – l’accord positif et unanime -, parfois par vote et, si aucun accord ne semble possible, de manière finalement autocratique – une seule personne décide, le secrétaire, la présidente, ou encore le participant qui a parlé le plus fort.

Connaissez-vous la prise de décision par consentement ? Le consentement de chacun est obtenu quand plus personne n’a d’objection importante et argumentée à émettre par rapport à la décision à prendre. Aucune voix n’est prépondérante dans ce processus, chacun a droit à la même écoute.

Dans ce contexte, une objection est un cadeau que chaque participant fait au groupe, dans la mesure où elle est :

  • Importante : non prise en compte et levée, elle empêcherait la personne de travailler, ou d’atteindre l’objectif en cours. Le résultat du groupe pourrait en être fortement touché.
  • Argumentée : l’objection s’appuie sur des faits.

Et le participant soulevant une objection est la première personne à qui l’on va demander de la lever, c’est-à-dire de venir en force de proposition.

Observez aussi le besoin de clarté de l’objectif, nécessaire pour la prise en compte d’une objection. Sans vision claire préalable de l’objectif, difficile de dire quel sera l’impact de l’objection et donc difficile de la traiter.

En pratique, quel est le processus à appliquer pour décider par consentement ?

  1. Demander à la personne qui porte la proposition de la présenter.
  2. Effectuer un tour des participants de demandes d’explications.
  3. Effectuer un autre tour des premières réactions, en les maintenant assez brèves.
  4. Faire le tour des participants et demander à chacun s’il a une objection (importante et argumentée).
  5. Traiter l’objection1, d’abord par la personne qui la soulève, et ensuite par le groupe si nécessaire. Quand l’objection est résolue, la personne qui porte la proposition l’amende si nécessaire, et retour au point 4. Si l’objection n’est pas résolue après deux tours, elle est escaladée au niveau supérieur.
  6. Quand il n’y a plus d’objection, annoncer le résultat de la discussion.

Dans cette manière de faire, tout peut être dit, et d’ailleurs tout sera dit. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir un facilitateur expérimenté dans le groupe, et parfois même un facilitateur extérieur.

Oui, mais, Patrick… est-ce que ça ne prend pas beaucoup de temps d’écouter les objections de chaque participant ? Oui, cela prend du temps. En fait, il s’agit de prendre le temps ici… pour en gagner beaucoup plus tard – vous vous souvenez des « accords » de principe de certains participants qui mènent à un blocage long et pénible quelques semaines plus tard ?

Et aussi, toutes les décisions ne se prennent pas de cette manière. Le consentement est conçu pour les décisions importantes, qu’elles soient politiques ou stratégiques. Les décisions opérationnelles peuvent même se prendre de manière autocratique, si chacun y a consenti auparavant.

Allez ! En route vers de meilleures décisions ?

Patrick.

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1Il y a d’autres variantes disponibles pour le traitement des objections. Si elles sont nombreuses, il est possible de les noter au tableau et de les traiter par une discussion de groupe, dans laquelle le facilitateur demande au groupe de trouver les moyens d’améliorer la proposition en utilisant les objections notées.